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Chronologie des événements
15 ET 16 OCTOBRE 1793
WATTIGNIES :
LA VICTOIRE POUR MAUBEUGE
La révolution française commencée le 14 juillet 1789 a balayée sur son passage toutes les institutions existantes, plus rien ne sera jamais comme avant, les pays voisins de la France ou ayant une frontière commune avec elle sont inquiets, toutes ces monarchies ne veulent pas d'une république comme celle de la France et l'arrestation du Roi Louis XVI (16) et de la Reine Marie Antoinette n'arrange rien, pour résumer, la France se retrouve en guerre avec tous ses voisins.
Le Roi est condamné a mort et guillotiné le 21 janvier 1793, la Reine subira le même sort, le matin d'un certain 16 octobre 1793.
La Belgique actuelle n'existe pas en tant qu'état, celle-ci fait partie de l'empire austro hongrois, la France a donc une frontière commune avec l'Autriche, en l'occurrence la frontière franco belge actuelle, de nombreux combats ont lieu sur cette frontière et l'attaque de différentes places fortes, dont celle de Maubeuge, est au programme des autrichiens.
Le siége de Maubeuge débute le dimanche 29 septembre 1793, les autrichiens occupent toute la région et établissent des lignes de défense en avant de cette ville, les autrichiens sont fortement retranchés sur un axe horizontal allant de Monceau Saint Waast à Wattignies, ce village se trouve quasiment à la verticale de Maubeuge vers le sud à environ dix kilomètres.
Le général Jean Baptiste Jourdan, agé de 31 ans, à la tête d'une armée de 45000 hommes et avec seulement 20000 hommes, décide d'attaquer le petit village de Dourlers à l'ouest de Wattignies pour tenter une percée destinée à délivrer Maubeuge.
Le mardi 15 octobre 1793, l'attaque de Dourlers est un échec, il en résulte beaucoup de morts pour un résultat nul, le conventionnel Lazare Carnot envoyé par le comité de salut public pour soutenir l'ardeur guerrière des soldats, décide avec le général Jourdan de revoir leur plan.
Ils décident de contourner les autrichiens à l'est et de les attaquer à Wattignies ou la configuration du terrain se prête parfaitement à une attaque surprise, le brouillard si courant à cette époque de l'année sera d'une aide précieuse pour masquer le déplacement des troupes.
A 13 heures, le mercredi 16 octobre 1793, la bataille de Wattignies commence, les autrichiens sont bousculés sur le plateau de Souvergeaux, les combats sont intenses et malgré les escarpements de terrain, les français réussissent à gravir ces pentes sous une pluie de balles et de boulets.
Pendant ce temps,de l'autre coté du village, d'autres combats se déroulent au lieu dit "L'aumone"ou la cavalerie autrichienne entre en jeu, cette attaque est alors repoussée par les français.
Les autrichiens pressentant une défaite totale, évacuent la région et repassent la Sambre ou ils se contentent de stationner a quelques kilomètres de la frontière.
La bataille de Wattignies est une grande victoire, les français y ont montré leur courage et leur vaillance, mais celle-ci n'est qu'un répit, la bataille de Fleurus le 26 juin 1794 sera décisive et permettra à la France d'annexer les provinces belges et d'éloigner les autrichiens de sa frontière.
Le 17 octobre 1793, les français entrent dans Maubeuge libérée du blocus autrichien, mais l'inaction de la ville pèse sur tous les visages, les défenseurs de Maubeuge n'ont rien tenté pour attaquer les autrichiens par derrière, le général Chancel paiera malheureusement de sa tête cette erreur.
Son exécution parait tout a fait excessive, vu les moyens de communication qu'il avait a l'époque.
Pouvait il tenter une sortie avec un blocus de plusieurs milliers de soldats ennemis autour de la ville sans risquer l'investissement de la place ??
La question reste encore aujourd'hui sans réponse.
Cette bataille aura fait 2500 morts coté autrichien et 5000 coté français.
Personne ne sait ou les morts ont été enterrés, leurs corps ont peut être été brûlés.
Un petit musée rassemblant tous les vestiges de cette bataille est visible dans la salle d'honneur de la mairie de Wattignies la victoire.
Philippe Palmiotti, créateur du musée.
Posté le 07/01/2007 | 208 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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